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Sagesse politique et magistère moral des ecclésiastiques - Joseph Mérel

 suivi de  
Les activistes professionnels et nous, 
et de  
Blondel, de Lubac, Gilson, théoriciens du 
modernisme. 

 

juin 2026

format 13,2x 20,5 cm

161 pages

 

Que le fascisme, en ses réalisations historiques diverses (de Mussolini à Hitler en passant par José Antonio Primo de Rivera), ne puisse revendiquer d’avoir été directement inspiré par la pensée catholique, c’est là une évidence qu’il serait ridicule de contester. Est-ce à dire pour autant qu’un catholique devrait tenir la croisade des fascismes pour mauvaise par essence et bonne seulement par accident ?
En termes techniques, être bon « secundum quid » (par opposition à « simpliciter »), est-ce n’être bon que « per accidens » ? Un tel jugement, qui reviendrait à condamner le fascisme au nom du Sacré-Cœur (ou de la « dignité de l’homme des droits de l’homme », selon le point de vue…), repose sur l’idée selon laquelle la fin surnaturelle de l’homme se serait substituée à sa fin naturelle. Il faudrait de plus, dans une telle perspective, considérer la catégorie de nation comme essentiellement étrangère à l’ordre politique, et condamner le nationalisme dans son principe même. De tels présupposés, solidaires de l’esprit démocrate-chrétien, aussi destructeurs de l’ordre naturel du bien commun que de l’ordre surnaturel du salut, ont suscité, par une réaction regrettable mais compréhensible, les visions du monde néo-païennes modernes et contemporaines toujours plus ou moins imprégnées de gnose et de panthéisme. Mais à qui la faute ?                                                               
Il est bon, par esprit de justice, d’analyser les origines blondéliennes du modernisme pour s’efforcer à saisir les mobiles secrets de cette espèce de fausse modestie antirationaliste inspirant ce qu’il est convenu de nommer aujourd’hui la « pensée thomasienne » promotrice de la doctrine de « l’apophatisme de l’esse ». Qu’on ne s’y trompe pas : quand la « sagesse » de l’amour prétend détrôner, au nom de l’humilité, l’amour ─ spéculatif ─ de la sagesse, c’est le ressentiment haineux qui parle. «  La raison a sa manière d’aimer comme ne sait pas le faire le cœur » (José Antonio Primo de Rivera).

 

PREMIERE PARTIE 
Sagesse politique et magistère moral des ecclésiastiques. p7 
DEUXIEME PARTIE 
Les activistes professionnels et nous. p61 
TROISIEME PARTIE 
Blondel, de Lubac, Gilson, théoriciens du modernisme. p117 

 

Sagesse politique et magistère moral des ecclésiastiques - Joseph Mérel

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